Héberger Wallabag sur un VPS : la lecture différée auto-hébergée, made in France
Sauvegardez et lisez vos articles en version épurée, sur votre propre VPS — un projet open source français.
- Remplace
- Pocket, Instapaper
- RAM conseillée
- 1 Go
- Docker
- Oui
- Budget VPS
- ≈ 4–6 €/mois
- Difficulté
- Débutant à intermédiaire
Wallabag est l'alternative française et open source à Pocket, fermé en 2025 : une application de lecture différée (read-it-later) qui sauvegarde une version épurée et lisible de chaque article, sans pub ni distraction. Très léger (PHP), il tourne sur 512 Mo à 1 Go de RAM et peut se contenter d'une base SQLite sans serveur séparé, pour ≈ 4–6 €/mois de VPS. Apps officielles iOS et Android, extensions navigateur, import direct de votre export Pocket. Le logiciel est gratuit en self-hosted ; l'offre cloud wallabag.it existe (à partir de 11 €/an) pour qui ne veut rien installer.
En 2025, Mozilla a fermé Pocket, l’application de lecture différée que des millions de personnes utilisaient pour mettre des articles de côté et les lire plus tard, au calme. Du jour au lendemain, un réflexe quotidien s’est retrouvé orphelin. La question est alors devenue récurrente : par quoi remplacer Pocket sans recommencer à confier sa liste de lecture à un service qui peut fermer à tout moment ? La réponse la plus naturelle s’appelle Wallabag — et, jolie ironie, c’est un projet français et open source, né précisément pour ne plus dépendre d’un Pocket.
Wallabag fait une chose, mais il la fait très bien : c’est une application de lecture différée (read-it-later). Vous tombez sur un long article que vous n’avez pas le temps de lire ? Un clic depuis votre navigateur ou votre téléphone, et Wallabag en sauvegarde une version épurée — le texte de l’article isolé des pubs, des bandeaux de cookies, des menus et des encarts « articles recommandés ». Plus tard, vous le retrouvez dans une interface de lecture sobre et confortable, sur votre ordinateur, votre mobile ou même votre liseuse. Et comme vous l’hébergez sur votre propre VPS, votre bibliothèque de lecture vous appartient vraiment : elle ne disparaîtra pas parce qu’une entreprise a décidé d’arrêter le service.
Ce guide explique combien de RAM prévoir (très peu, c’est l’une de ses grandes forces), comment migrer votre ancien export Pocket, ce que valent les applications mobiles et le mode lecture, ce que coûte réellement l’auto-hébergement face à l’offre cloud officielle wallabag.it, et comment tout installer proprement avec Docker.
Configuration requise : combien de RAM pour Wallabag ?
| Processeur (CPU) | 1 vCPU |
|---|---|
| RAM minimale | 512 Mo |
| RAM conseillée | 1 Go |
| Stockage | 10–20 Go SSD |
| Docker | Oui (image officielle) |
| Base de données | SQLite, MariaDB ou PostgreSQL |
| Niveau | Débutant à intermédiaire |
Bonne nouvelle d’emblée : Wallabag est léger. C’est une application PHP classique (basée sur le framework Symfony), sans navigateur headless ni moteur d’indexation gourmand en arrière-plan. Concrètement, elle se contente de 512 Mo de RAM pour un usage personnel, et 1 Go offre déjà un confort très large, y compris pour héberger d’autres petits services à côté sur la même machine. Côté processeur, 1 vCPU suffit amplement : afficher un article épuré et l’enregistrer ne demande aucune puissance de calcul particulière.
L’autre atout déterminant, c’est le choix de la base de données. Wallabag accepte SQLite, qui range toute la base dans un simple fichier sur le disque, sans serveur de base de données séparé. Pas de conteneur PostgreSQL ou MariaDB à faire tourner en permanence, donc pas les 150 à 300 Mo de RAM qu’un tel serveur réclame habituellement. Pour une instance personnelle, c’est le choix idéal : moins de mémoire consommée, moins de pièces mobiles à maintenir. Si un jour vous visez plusieurs utilisateurs ou un très gros volume d’articles, vous pourrez passer à MariaDB/MySQL (pdo_mysql) ou PostgreSQL (pdo_pgsql), mais ce n’est nullement obligatoire pour démarrer.
Le seul vrai pic de mémoire survient à un moment précis : l’import massif. Quand vous chargez une bibliothèque de plusieurs milliers d’articles d’un coup (typiquement votre historique Pocket complet), PHP traite tout le fichier et peut buter sur sa limite mémoire par défaut (souvent 128 Mo). Il suffit alors d’augmenter temporairement cette limite via la variable PHP_MEMORY_LIMIT du conteneur. C’est l’unique cas où Wallabag réclame de la marge ; au quotidien, il reste l’une des applications auto-hébergées les plus frugales. Si vous hésitez sur le dimensionnement global de votre serveur, notre guide combien de RAM pour le self-hosting explique comment bien répartir vos ressources entre plusieurs applications.
Migrer depuis Pocket vers Wallabag
C’est sans doute la première chose qui vous intéresse si vous venez de Pocket : pas question de repartir avec une liste de lecture vide. Wallabag est précisément pensé pour récupérer votre historique, à condition d’avoir récupéré votre export à temps.
Pocket permettait d’exporter ses données avant la fermeture du service. L’export prend la forme d’un fichier ZIP contenant un fichier CSV (nommé par exemple part_000000.csv) qui liste toutes vos URL sauvegardées. C’est ce fichier que Wallabag sait lire. Depuis la version 2.6.13, l’application propose un import dédié « Pocket CSV », accessible directement dans le menu Importer de votre compte. Vous décompressez l’archive Pocket, vous chargez le CSV, et Wallabag recrée vos articles en allant rechercher le contenu lisible de chaque page.
Un point important à connaître pour éviter les mauvaises surprises : l’import conserve le statut de vos articles (ce qui était non lu reste non lu, ce qui était archivé reste archivé), ce qui vous permet de reprendre votre lecture exactement là où vous l’aviez laissée. En revanche, selon les versions, les tags de Pocket ne sont pas toujours repris automatiquement par l’import standard ; si vos étiquettes vous sont précieuses, des scripts communautaires existent pour les recopier sur vos articles Wallabag après coup.
Côté pratique, l’import d’un gros historique se déroule en arrière-plan : Wallabag doit récupérer le contenu de chaque URL une à une, ce qui prend un peu de temps pour plusieurs milliers d’articles. C’est exactement le moment où il faut penser à la limite mémoire de PHP évoquée plus haut. Lancez l’import, laissez le serveur travailler, et votre bibliothèque se reconstitue progressivement — sans que vous ayez à confier à nouveau vos lectures à un service tiers.
Lecture épurée et application mobile
Le cœur de Wallabag, ce n’est pas de stocker des liens, c’est de vous faire lire confortablement. Quand vous sauvegardez une page, Wallabag en extrait le contenu principal et le réaffiche dans un mode lecture épuré : uniquement le titre, le texte et les images utiles de l’article, débarrassés des publicités, des pop-ups de cookies, des barres de navigation et des suggestions intempestives. Vous pouvez ajuster la taille du texte, choisir un thème clair ou sombre, et vous concentrer sur la lecture comme dans un livre numérique. C’est exactement l’expérience qui avait fait le succès de Pocket et d’Instapaper — sans la dépendance à un service propriétaire.
Pour lire partout, Wallabag dispose d’applications mobiles officielles sur iOS et Android. Leur atout majeur est la lecture hors ligne : vos articles se synchronisent avec votre instance, puis restent disponibles même sans connexion — idéal dans le métro, en avion ou en zone blanche. Vous y retrouvez votre liste, vos articles non lus, vos favoris et vos tags, et vous pouvez marquer un article comme lu d’un geste.
L’écosystème va plus loin que la simple lecture :
- Extensions navigateur pour Firefox et Chrome : un bouton dans la barre d’outils pour sauvegarder la page en cours d’un seul clic, sans quitter votre onglet.
- Synchronisation centralisée : toutes ces applications — web, mobile, extensions — se connectent à votre instance via son URL et un jeton d’accès. Ce que vous sauvegardez depuis le navigateur apparaît instantanément dans l’app mobile, et inversement.
- Support des liseuses : Wallabag sait alimenter des liseuses comme Kobo ou PocketBook, et permet d’exporter vos articles en EPUB, PDF ou MOBI pour les lire sur n’importe quel appareil.
Résultat : vous capturez un article depuis votre PC au bureau, et vous le lisez le soir au lit sur votre téléphone ou votre liseuse, hors ligne — le tout en passant exclusivement par votre propre serveur.
Combien coûte l’auto-hébergement de Wallabag ?
Soyons transparents, car Wallabag existe sous deux formes parfaitement légitimes. D’un côté, l’équipe du projet propose une offre cloud officielle payante, wallabag.it : une instance hébergée et maintenue par les développeurs eux-mêmes, sans rien à installer. Ses tarifs sont volontairement modestes — de l’ordre de 4 € pour 3 mois, 11 € pour un an, ou 30 € en formule « supporter » — avec une période d’essai gratuite. Choisir wallabag.it, c’est non seulement s’épargner toute administration, mais aussi financer directement le développement d’un logiciel libre français, ce qui mérite d’être souligné.
De l’autre côté, le logiciel est entièrement gratuit et open source : vous pouvez l’héberger vous-même sans payer la moindre licence. L’auto-hébergement déplace donc le coût de l’abonnement vers la location d’un VPS. Et comme Wallabag est très léger, la facture est basse : comptez 4 à 6 €/mois pour une petite machine de 1 Go de RAM chez un hébergeur sérieux. Avec une base SQLite, vous n’avez même pas besoin de surdimensionner pour faire tourner un serveur de base de données séparé.
| Solution | Coût | Vos articles |
|---|---|---|
| wallabag.it (cloud officiel) | ≈ 11 €/an (dès 4 € / 3 mois) | Hébergés par l’éditeur |
| Wallabag auto-hébergé | 4–6 €/mois (VPS) | Sur votre VPS, à vous |
Le calcul honnête n’est donc pas « gratuit contre payant ». Sur le seul critère du prix, wallabag.it est même souvent plus économique qu’un VPS si Wallabag est votre unique usage : 11 €/an, c’est imbattable. Le self-hosting prend l’avantage dans deux cas de figure : quand vous voulez la maîtrise totale (vos lectures ne quittent jamais votre serveur, aucune limite d’articles), et surtout quand le VPS héberge déjà d’autres services. Sur une machine qui fait déjà tourner un lecteur RSS, un gestionnaire de mots de passe ou un wiki, ajouter Wallabag ne coûte quasiment rien de plus : il se glisse dans la RAM disponible et mutualise le coût du serveur.
Quel hébergeur choisir pour Wallabag ?
Quel hébergeur choisir ?
Wallabag est léger et tourne même sur une petite offre ; un hébergeur français comme OVH ou LWS est tout indiqué pour ce projet d'origine française.
OVHcloud
L'option française, Docker préinstallé
- Image VPS « Docker » préinstallée disponible
- Datacenters en France (latence + RGPD)
- Documentation francophone fournie
- Config conseillée
- 2 vCPU / 4 Go / 80 Go SSD
- Prix indicatif
- ≈ 6–8 €/mois
- Docker
- Image Docker préinstallée proposée au déploiement
LWS
Le plus simple pour débuter (support FR)
- VPS avec Docker préinstallé, clé en main
- Support téléphonique en français
- Bon point d'entrée pour les débutants
- Config conseillée
- 2 vCPU / 4 Go / 40 Go SSD
- Prix indicatif
- ≈ 4–6 €/mois
- Docker
- Docker préinstallé sur les VPS
Hetzner
Le meilleur rapport puissance/prix
- VPS CX22 : 2 vCPU, 4 Go RAM, 40 Go SSD
- L'hébergeur favori de la communauté self-hosting
- Datacenters en UE (conformité RGPD)
- Config conseillée
- 2 vCPU / 4 Go / 40 Go SSD
- Prix indicatif
- ≈ 4,50 €/mois
- Docker
- VPS complet — Docker à installer (ou image Coolify en 1 clic)
Transparence : les liens ci-dessus sont des liens partenaires (affiliation). Si vous souscrivez via l'un d'eux, ce site touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela n'influence pas nos recommandations : nous ne citons que des hébergeurs adaptés à cette application. En savoir plus.
Ici, les contraintes sont minimales, ce qui ouvre le choix. Wallabag étant frugal, vous n’avez pas besoin de viser haut : une offre d’entrée de gamme à 1 Go de RAM suffit largement, surtout avec une base SQLite. Le critère qui prime n’est donc pas la puissance, mais plutôt la proximité et la simplicité — d’autant que Wallabag est un projet français, autant le faire tourner près de chez vous.
C’est exactement le profil des hébergeurs ci-dessus. OVH, leader français, propose des VPS économiques avec des datacenters en France (Roubaix, Gravelines, Strasbourg), parfaits pour garder vos données sous juridiction française et bénéficier d’une faible latence. LWS, également français avec un support en français, reste le point d’entrée le plus accessible pour qui débute dans l’auto-hébergement. Hetzner, enfin, offre le meilleur rapport puissance/prix en Europe (datacenters en Allemagne et Finlande, RGPD) si vous voulez de la marge pour héberger d’autres applications sur la même machine. Quel que soit votre choix, partez sur 1 Go de RAM et un petit SSD : c’est amplement suffisant. Pour comparer plus largement les offres, notre guide quel VPS choisir pour le self-hosting détaille les paliers et les prix.
Installer Wallabag sur un VPS avec Docker
L’installation est l’une des plus simples du catalogue, grâce à l’image officielle wallabag/wallabag. Voici un docker-compose.yml réaliste utilisant MariaDB comme base de données — un choix robuste pour un usage qui pourrait grandir. Pour rester encore plus léger, vous pouvez supprimer le service db et passer le driver à pdo_sqlite : Wallabag se débrouille alors seul avec un fichier.
Avant de lancer, deux variables à personnaliser absolument : SYMFONY__ENV__DOMAIN_NAME, qui doit pointer vers votre domaine HTTPS final (et non localhost), faute de quoi les liens générés seront cassés ; et SYMFONY__ENV__SECRET, une chaîne aléatoire longue que vous pouvez générer avec openssl rand -hex 32.
services:
wallabag:
image: wallabag/wallabag:latest
container_name: wallabag
restart: unless-stopped
depends_on:
- db
environment:
# --- Base de données (MariaDB ici ; pdo_sqlite pour s'en passer) ---
SYMFONY__ENV__DATABASE_DRIVER: "pdo_mysql"
SYMFONY__ENV__DATABASE_HOST: "db"
SYMFONY__ENV__DATABASE_PORT: "3306"
SYMFONY__ENV__DATABASE_NAME: "wallabag"
SYMFONY__ENV__DATABASE_USER: "wallabag"
SYMFONY__ENV__DATABASE_PASSWORD: "motdepasse_db"
# --- URL publique (votre domaine HTTPS) ---
SYMFONY__ENV__DOMAIN_NAME: "https://lecture.mondomaine.fr"
# --- Secret applicatif (openssl rand -hex 32) ---
SYMFONY__ENV__SECRET: "REMPLACEZ_PAR_UN_SECRET_ALEATOIRE_LONG"
# --- Envoi d'e-mails (sauvegarde par mail, inscriptions) ---
SYMFONY__ENV__MAILER_DSN: "smtp://127.0.0.1"
SYMFONY__ENV__FROM_EMAIL: "wallabag@mondomaine.fr"
# --- Limite mémoire PHP (à monter pour les gros imports Pocket) ---
PHP_MEMORY_LIMIT: "512M"
ports:
- "8080:80"
volumes:
# Images des articles et données SQLite éventuelles
- ./data/images:/var/www/wallabag/web/assets/images
db:
image: mariadb:11
container_name: wallabag-db
restart: unless-stopped
environment:
MYSQL_ROOT_PASSWORD: "motdepasse_root"
MYSQL_DATABASE: "wallabag"
MYSQL_USER: "wallabag"
MYSQL_PASSWORD: "motdepasse_db"
volumes:
- ./data/db:/var/lib/mysql
Quelques points de vigilance après le docker compose up -d :
- Première initialisation de la base. Au tout premier démarrage, Wallabag prépare son schéma de base de données ; cela peut prendre une minute. Surveillez les logs avec
docker compose logs -f wallabaget attendez le message indiquant que l’application est prête avant d’ouvrir le navigateur. - Compte par défaut à sécuriser immédiatement. Wallabag crée un compte initial
wallabag/wallabag. C’est la première chose à changer une fois connecté : rendez-vous dans la configuration du compte pour définir un mot de passe fort, sans quoi votre instance est ouverte à tous. - Reverse proxy HTTPS obligatoire. L’application écoute en HTTP sur le port
80du conteneur (ici exposé sur8080). Placez Caddy, Traefik ou Nginx devant pour obtenir un certificat Let’s Encrypt automatique et servirhttps://lecture.mondomaine.fr— l’URL qui doit correspondre àSYMFONY__ENV__DOMAIN_NAME. - Pensez à la limite mémoire pour l’import. Si vous importez un gros export Pocket, montez
PHP_MEMORY_LIMIT(par exemple à1Gou2G) le temps de l’opération, puis vous pourrez la redescendre. C’est le seul moment où Wallabag a besoin de marge. - Sauvegardez la base et les images. Le volume
db(vos articles, tags et statuts) et le volumeimages(les illustrations récupérées) constituent votre bibliothèque ; sauvegardez les deux. En mode SQLite, c’est le fichier de base qu’il faut inclure dans vos copies.
Une fois en ligne, connectez-vous, changez le mot de passe par défaut, puis filez dans le menu Importer → Pocket CSV pour charger votre ancien export et retrouver toute votre liste de lecture. Installez ensuite l’application mobile et l’extension navigateur, connectez-les à votre instance, et vous voilà avec un Pocket bien à vous.
Wallabag coche les bonnes cases pour remplacer Pocket sans jamais revivre une fermeture imposée : une lecture épurée et agréable, des applications mobiles et des extensions navigateur, vos articles à l’abri sur votre propre VPS, et un projet libre et français que vous pouvez même soutenir financièrement via wallabag.it. C’est aussi l’une des applications les plus légères à héberger, ce qui en fait un excellent premier service d’auto-hébergement. Si vous voulez aller au bout de la logique « je maîtrise mes lectures », associez-le à un lecteur de flux RSS auto-hébergé comme FreshRSS pour capter les articles à la source, ou à un gestionnaire d’archives comme Linkwarden pour conserver une copie complète des pages. Et si vous n’avez pas encore choisi votre machine, notre comparatif quel VPS pour l’auto-hébergement vous aidera à dimensionner sereinement.
Questions fréquentes
Wallabag est-il un bon remplaçant de Pocket ?
Oui, c'est l'alternative la plus directe depuis la fermeture de Pocket en 2025. Wallabag reprend exactement l'usage qu'on aimait : un clic pour mettre un article de côté, puis une lecture épurée plus tard, sans pub ni menus. C'est en plus un projet français et open source, et il importe directement votre ancien export Pocket, ce qui rend la transition quasi indolore.
Combien de RAM faut-il pour Wallabag ?
Très peu. Wallabag est une application PHP légère qui tourne confortablement avec 512 Mo à 1 Go de RAM. Avec une base SQLite, il n'y a même pas de serveur de base de données séparé à alimenter. La seule exception est l'import d'une très grosse bibliothèque (plusieurs milliers d'articles d'un coup) : là, il faut augmenter temporairement la limite mémoire de PHP, sans quoi l'import peut échouer.
Comment importer mes articles depuis Pocket ?
Pocket fournissait un export sous forme de fichier ZIP contenant un CSV (par exemple part_000000.csv). Depuis la version 2.6.13, Wallabag propose un import « Pocket CSV » natif dans le menu Importer. Il recrée vos articles et conserve leur statut (non lus / archivés). Selon les versions, les tags peuvent ne pas être repris automatiquement ; des scripts communautaires existent pour les recopier si besoin.
Wallabag a-t-il une application mobile ?
Oui, des applications officielles existent pour iOS et Android, avec lecture hors ligne : vous synchronisez vos articles, puis vous les lisez dans le métro ou l'avion sans connexion. Il y a aussi des extensions pour Firefox et Chrome pour sauvegarder une page en un clic, et même un support des liseuses Kobo et PocketBook. Toutes ces apps se connectent à votre propre instance via son URL.
Faut-il une base de données séparée comme pour d'autres applications ?
Non, c'est l'un des atouts de Wallabag. Il accepte SQLite, qui stocke toute la base dans un simple fichier, sans conteneur ni serveur de base de données à part. C'est parfait pour un usage personnel et un petit VPS. Si vous visez beaucoup d'utilisateurs ou un gros volume, vous pouvez passer à MariaDB ou PostgreSQL, mais ce n'est pas obligatoire pour démarrer.
Combien coûte l'auto-hébergement de Wallabag face à wallabag.it ?
Le logiciel auto-hébergé est gratuit et open source. L'équipe propose aussi une offre cloud officielle, wallabag.it, à partir d'environ 11 €/an (et 4 € pour 3 mois), qui finance le projet et évite toute installation. En self-hosted, votre seul coût est le VPS : environ 4 à 6 €/mois pour 1 Go de RAM, sans limite d'articles, et la possibilité d'héberger d'autres services sur la même machine.