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Héberger Umami sur un VPS : la mesure d'audience sans cookie, alternative à Google Analytics

Mesurez l'audience de vos sites sans cookie ni bandeau RGPD, sur votre propre VPS.

Remplace
Google Analytics, Plausible Cloud
RAM conseillée
1 Go
Docker
Oui
Budget VPS
≈ 4–5 €/mois
Difficulté
Accessible
En bref

Umami est une solution de mesure d'audience web auto-hébergée, ultra-légère et sans cookie : l'alternative gratuite à Google Analytics et à Plausible Cloud. Juste une appli Node + une base PostgreSQL ou MySQL, sans ClickHouse — 512 Mo à 1 Go de RAM suffisent, pour ≈ 4–5 €/mois. Sans cookie ni donnée personnelle, elle évite la bannière de consentement.

Umami est une solution de mesure d’audience web auto-hébergée, pensée pour être tout ce que Google Analytics n’est pas : ultra-légère, sans cookie, respectueuse de la vie privée et simple. Vous collez un petit script sur votre site, et vous obtenez un tableau de bord net avec vos visiteurs, vos pages vues, vos sources de trafic, vos pays et vos événements — sans pister personne. C’est l’alternative open source la plus populaire à Google Analytics et à Plausible Cloud, avec un atout décisif quand on s’auto-héberge : elle ne demande presque aucune ressource.

L’héberger sur un VPS loué a un sens immédiat. Vos données d’audience restent en Europe, sous votre contrôle, loin des serveurs publicitaires américains. Le script de suivi est servi depuis votre propre domaine, ce qui le rend insensible aux bloqueurs de publicité qui neutralisent google-analytics.com. Et comme Umami est minuscule, vous pouvez le faire tourner sur le même petit VPS que vos autres services auto-hébergés, sans surcoût. Ce guide détaille la RAM réellement nécessaire, la comparaison honnête avec Plausible, l’argument « sans cookie » et l’installation complète avec Docker.

Pourquoi héberger sa mesure d’audience sur un VPS ?

Mesurer l’audience d’un site est utile : savoir quelles pages marchent, d’où viennent les visiteurs, ce qui convertit. Le problème, c’est l’outil dominant. Google Analytics est gratuit, mais le prix réel se paie en données : vos visiteurs sont profilés, leurs informations alimentent l’écosystème publicitaire de Google, et l’usage de GA en Europe a été jugé problématique par plusieurs autorités de protection des données, faute de garanties sur les transferts vers les États-Unis.

Auto-héberger Umami renverse cet équilibre. D’abord, vos données vous appartiennent : elles vivent dans votre base de données, sur votre VPS, en Europe. Aucun tiers ne les exploite. Ensuite, le script est servi depuis votre domaine (stats.votredomaine.fr), donc il n’est pas bloqué par les extensions qui filtrent les traqueurs connus — vos statistiques sont plus complètes. Enfin, le coût est dérisoire : Umami est si léger qu’il se glisse sur un VPS que vous payez déjà pour autre chose. Pour le prix de rien, vous remplacez un outil intrusif par une mesure d’audience sobre, exacte et sous votre responsabilité.

Configuration requise : combien de RAM pour Umami ?

Configuration VPS requise
Processeur (CPU)1 vCPU
RAM minimale512 Mo
RAM conseillée1 Go
Stockage10 Go SSD
DockerOui (image officielle)
Base de donnéesPostgreSQL ou MySQL
NiveauAccessible

C’est là qu’Umami brille : il est remarquablement frugal. L’architecture tient en deux morceaux seulement — une application Node.js (Umami lui-même) et une base de données SQL (PostgreSQL ou MySQL). Rien d’autre. Pas de moteur analytique lourd, pas de service de cache obligatoire, pas de pile complexe à orchestrer.

Concrètement, l’application Node consomme quelques centaines de Mo, et la base de données reste légère tant que votre volume de trafic est raisonnable. Un VPS avec 512 Mo de RAM suffit pour démarrer et faire tourner Umami plus sa base. Le palier 1 Go est le choix confortable : il laisse de la marge pour le système d’exploitation, un reverse proxy et d’éventuels pics de trafic, sans jamais être à l’étroit. Côté stockage, 10 Go sont largement suffisants ; la base grossit lentement, proportionnellement au nombre d’événements collectés.

La différence avec une pile analytique « lourde » est nette : là où certains outils embarquent une base de données colonne dédiée et gourmande, Umami se contente d’une base SQL classique que la plupart des hébergeurs et des setups Docker savent gérer les yeux fermés. C’est précisément ce qui en fait le candidat idéal à mutualiser : il peut cohabiter sans douleur avec votre site, votre wiki ou votre gestionnaire de mots de passe sur la même machine. Si vous dimensionnez votre VPS pour plusieurs services, ce guide vous aidera : combien de RAM pour s’auto-héberger.

Umami ou Plausible : lequel choisir ?

C’est la question que tout le monde se pose, car ce sont les deux références du « analytics sans cookie » auto-hébergeable. La réponse honnête : les deux sont excellents et partagent la même philosophie — sans cookie, sans donnée personnelle, respectueux du RGPD, avec une interface claire et orientée privacy. Le choix se joue sur deux critères concrets.

Umami est plus léger et plus simple à héberger. Son seul prérequis est une base SQL (PostgreSQL ou MySQL), ce que tout le monde sait installer. Pas de composant exotique. C’est l’option la plus accessible si vous débutez l’auto-hébergement ou si vous voulez la plus petite empreinte possible sur un VPS partagé. Installation rapide, maintenance minimale, ressources réduites.

Plausible est plus abouti côté fonctionnalités et rapports. Il propose des vues plus riches, des objectifs de conversion bien intégrés, des rapports plus fouillés. Mais il embarque ClickHouse, une base de données analytique en colonnes très performante mais nettement plus gourmande en RAM et plus lourde à exploiter. Cette puissance a un prix en ressources et en complexité d’installation.

Le verdict pragmatique : pour démarrer simple, sur un petit VPS, à moindre coût, choisissez Umami. Si vous avez beaucoup de trafic, plusieurs sites exigeants ou un besoin de rapports marketing détaillés, et que la RAM ne vous fait pas peur, Plausible offre un cran de finition supplémentaire. Aucun des deux n’est un mauvais choix — c’est une question de curseur entre légèreté et richesse fonctionnelle. Pour creuser cette seconde option, lisez notre guide dédié pour héberger Plausible sur un VPS.

C’est l’argument le plus tangible d’Umami, celui qui se voit directement sur votre site : vous pouvez supprimer la bannière de consentement. Voici pourquoi.

La fameuse bannière « Acceptez-vous les cookies ? » découle de deux textes : le RGPD, qui encadre les données personnelles, et la directive ePrivacy, qui impose le consentement avant de déposer un cookie non essentiel sur le terminal du visiteur. Google Analytics tombe en plein dedans : il pose des cookies de suivi et traite des données personnelles. D’où le consentement obligatoire — et la perte de mesure sur tous les visiteurs qui refusent.

Umami est conçu pour ne déclencher ni l’un ni l’autre. Il ne dépose aucun cookie : il n’a donc rien à faire consentir au titre d’ePrivacy. Et il ne collecte aucune donnée personnelle identifiante : pas d’adresse IP stockée en clair, pas d’identifiant unique persistant suivant un visiteur d’une visite à l’autre. Les statistiques sont agrégées et anonymes : nombre de visites, pages populaires, pays approximatif, type d’appareil — rien qui permette de remonter à une personne précise.

La conséquence est double, et concrète. Côté conformité, dans la très grande majorité des cas, vous n’avez plus besoin de bannière de consentement pour la mesure d’audience : moins de friction, un site plus propre, et une posture réglementaire saine. Côté exactitude, vous mesurez 100 % de vos visiteurs, et non seulement ceux qui auraient cliqué « Accepter » — vos chiffres sont enfin complets et fiables. (Comme toujours, votre contexte précis peut exiger une vérification ; mais le modèle « sans cookie, sans donnée perso » d’Umami est précisément pensé pour cette simplicité.)

Combien coûte l’auto-hébergement d’Umami ?

Jouons franc-jeu sur les options. Umami existe aussi en version hébergée, Umami Cloud, avec une offre gratuite : pour un petit site et un volume d’événements modeste, elle peut tout à fait suffire. C’est honnête de le dire. Mais cette offre gratuite est plafonnée : nombre d’événements mensuels limité, nombre de sites restreint, et au-delà vous basculez sur un abonnement payant.

L’auto-hébergement supprime tous ces plafonds. En self-hosted, tout est illimité : autant de sites que vous voulez, autant d’événements que votre trafic génère, et l’historique complet conservé sans limite de durée. Le seul coût est celui du VPS qui héberge l’application — et comme Umami est minuscule, ce VPS est le plus petit du catalogue : 4 à 5 €/mois pour un modèle 1 Go amplement suffisant.

Le calcul devient évident dès que vous dépassez le palier gratuit d’Umami Cloud, ou que vous suivez plusieurs sites : un seul petit VPS revient moins cher qu’un abonnement, tout en vous donnant un contrôle total. Et même en restant sous le seuil gratuit, le fait d’héberger vos données en Europe, sur votre propre machine, et de pouvoir mutualiser Umami avec vos autres services sans payer un centime de plus, justifie largement l’auto-hébergement pour beaucoup d’indépendants, d’agences et de PME.

Quel hébergeur choisir pour Umami ?

Quel hébergeur choisir ?

Umami est minuscule : la plus petite offre VPS suffit, parfait à mutualiser avec vos autres services.

Hetzner

Le meilleur rapport puissance/prix

  • VPS CX22 : 2 vCPU, 4 Go RAM, 40 Go SSD
  • L'hébergeur favori de la communauté self-hosting
  • Datacenters en UE (conformité RGPD)
Config conseillée
2 vCPU / 4 Go / 40 Go SSD
Prix indicatif
≈ 4,50 €/mois
Docker
VPS complet — Docker à installer (ou image Coolify en 1 clic)
Voir les VPS Hetzner lien à brancher

Scaleway

Le déploiement Docker en 1 clic

  • Instances françaises, Docker InstantApp en 1 clic
  • Facturation à l'heure possible (tests)
  • Bon pour démarrer puis monter en puissance
Config conseillée
2 vCPU / 2–4 Go / 20+ Go
Prix indicatif
≈ 5–9 €/mois
Docker
Image Docker InstantApp en 1 clic
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LWS

Le plus simple pour débuter (support FR)

  • VPS avec Docker préinstallé, clé en main
  • Support téléphonique en français
  • Bon point d'entrée pour les débutants
Config conseillée
2 vCPU / 4 Go / 40 Go SSD
Prix indicatif
≈ 4–6 €/mois
Docker
Docker préinstallé sur les VPS
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Transparence : les liens ci-dessus sont des liens partenaires (affiliation). Si vous souscrivez via l'un d'eux, ce site touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela n'influence pas nos recommandations : nous ne citons que des hébergeurs adaptés à cette application. En savoir plus.

La règle ici est libératrice : ne surdimensionnez pas. Umami est l’une des applications les plus légères que vous puissiez auto-héberger, alors la plus petite offre VPS d’entrée de gamme (1 vCPU, 1 Go de RAM) fait parfaitement l’affaire. Inutile de viser un gros plan. Mieux encore, si vous avez déjà un VPS pour un autre service, ajoutez simplement Umami dessus : il s’y glissera sans peser sur les ressources. C’est le candidat idéal pour la mutualisation, là où vous concentrez plusieurs petits services sur une seule machine. Les trois hébergeurs ci-dessus proposent tous une entrée de gamme abordable et bien connectée, ce qui suffit amplement pour Umami.

Installer Umami sur un VPS avec Docker

L’installation est rapide et tient en deux conteneurs : Umami et sa base PostgreSQL. Sur un VPS à jour avec Docker et le plugin Compose installés, créez un dossier puis un fichier docker-compose.yml. Générez d’abord la valeur APP_SECRET avec openssl rand -hex 32.

services:
  umami:
    image: ghcr.io/umami-software/umami:postgresql-latest
    container_name: umami
    depends_on:
      - db
    environment:
      # Connexion à la base PostgreSQL ci-dessous
      DATABASE_URL: "postgresql://umami:motdepasse_pg@db:5432/umami"
      DATABASE_TYPE: "postgresql"
      # Clé secrète de l'application (openssl rand -hex 32)
      APP_SECRET: "REMPLACEZ_PAR_32_OCTETS_HEX"
    ports:
      - "3000:3000"
    restart: unless-stopped

  db:
    image: postgres:16-alpine
    container_name: umami-db
    environment:
      POSTGRES_USER: "umami"
      POSTGRES_PASSWORD: "motdepasse_pg"
      POSTGRES_DB: "umami"
    volumes:
      - ./data/postgres:/var/lib/postgresql/data
    restart: unless-stopped

Les deux points importants sont la variable DATABASE_URL, qui pointe le conteneur Umami vers la base db (notez l’hôte db, le port 5432 et le mot de passe identique à celui du service Postgres), et APP_SECRET, la clé qui chiffre les sessions — à générer et à ne pas laisser sur la valeur par défaut. Umami écoute sur le port 3000.

Lancez ensuite la pile :

docker compose up -d

Ouvrez http://IP_DU_VPS:3000 : Umami crée automatiquement son schéma au premier démarrage. Connectez-vous avec le compte par défaut admin / umami, puis changez immédiatement ce mot de passe dans les paramètres. N’exposez pas le port 3000 en clair sur Internet : placez un reverse proxy devant pour le HTTPS. Avec Caddy, quelques lignes suffisent à obtenir un certificat automatique :

stats.votredomaine.fr {
    reverse_proxy localhost:3000
}

Une fois en HTTPS, ajoutez votre site dans Umami (menu Settings → Websites → Add website) : il génère un script de suivi à coller dans le <head> de vos pages, juste avant </head>.

<script defer src="https://stats.votredomaine.fr/script.js" data-website-id="VOTRE-ID-DE-SITE"></script>

Quelques minutes plus tard, les premières visites remontent dans le tableau de bord : visiteurs en temps réel, pages vues, sources de trafic, pays et appareils — le tout sans cookie et entièrement chez vous. Vous pouvez répéter l’opération pour autant de sites que nécessaire sur la même instance.


Umami est sans doute la porte d’entrée la plus simple vers une mesure d’audience auto-hébergée : léger, sans cookie, gratuit et illimité une fois sur votre VPS. Si vous hésitez encore sur la machine à louer, lisez d’abord quel VPS choisir pour s’auto-héberger, et si vous voulez comparer avec l’alternative plus complète, notre guide pour héberger Plausible sur un VPS pose les deux options côte à côte.

Questions fréquentes

Umami est-il une vraie alternative à Google Analytics ?

Oui, pour la grande majorité des sites. Umami donne l'essentiel : visiteurs, pages vues, sources de trafic, pays, appareils et événements personnalisés, dans une interface claire. Il n'a pas la profondeur d'analyse marketing de GA4, mais il est plus simple, plus rapide, sans cookie, et vos données restent chez vous.

Faut-il vraiment un bandeau de consentement avec Umami ?

Dans l'immense majorité des cas, non. Umami n'utilise aucun cookie et ne collecte aucune donnée personnelle identifiante : pas d'adresse IP stockée en clair, pas d'identifiant persistant. C'est précisément ce qui permet, dans la plupart des configurations, de se passer de la bannière de consentement imposée par le RGPD et la directive ePrivacy.

Umami ou Plausible : lequel choisir ?

Les deux sont sans cookie et respectueux du RGPD. Umami est plus léger et plus simple à héberger (pas de ClickHouse, juste une base SQL classique) : idéal sur un petit VPS. Plausible est plus abouti côté fonctionnalités et rapports, mais embarque ClickHouse et demande davantage de ressources. Pour démarrer simple, Umami ; pour des rapports plus poussés, Plausible.

Combien de RAM faut-il pour héberger Umami ?

Très peu. L'appli Node et sa base SQL tiennent dans 512 Mo de RAM, et 1 Go est confortable avec de la marge pour le système et un reverse proxy. C'est l'une des applications les plus frugales à auto-héberger, parfaite à mutualiser avec d'autres services sur un VPS existant.

Umami Cloud n'étant pas cher, pourquoi s'auto-héberger ?

Umami Cloud propose une offre gratuite, mais limitée en nombre d'événements et de sites. En self-hosted, tout est illimité — sites, événements, historique — pour le seul coût d'un petit VPS (4 à 5 €/mois). Vous gardez aussi la pleine maîtrise de vos données d'audience, hébergées en Europe.

Peut-on suivre plusieurs sites avec une seule instance Umami ?

Oui. Une instance Umami gère autant de sites web que vous voulez : vous ajoutez chaque domaine dans l'interface, récupérez son script de suivi, et tout remonte dans un tableau de bord unique. C'est idéal pour une agence ou un freelance qui suit plusieurs projets sans multiplier les coûts.